Une trop longue pause…

Vous savez peut-etre que je suis rentree le 10 septembre dernier. Le retour est un peu dur, et je ne me suis pas mise a ecrire comme je l’avais prevu. L’engagement du blog est en fait un travail important et qui demande de l’energie ! Mais promis je poursuis bientot mes recits de l’autre cote du Pacifique… Keep posted !

Dessert du Laos – ORANGES EN SIROP PARFUME

Un autre dessert a base d’oranges fraiches, tres semblable au precedent, plus parfume, qui se prepare en moins d’une ½ heure.

oranges en sirop parfume

Ingredients pour 6 personnes

  • 2 tasses d’eau
  • 1 tasse de sucre
  • 3 pieces d’anis etoile, entieres
  • 2 cuilleres a café d’eau de fleur d’oranger (optionnel)
  • 6 grandes oranges
  • De la menthe fraiche

Methode

Melangez l’eau, le sucre et l’anis dans une poele a feu moyen, jusqu’a ce que le sucre soit dissout. Laisser mijoter jusqu’à ce que le melange reduise a la capacite d’une tasse genereuse, pendant environ 15 minutes. Retirez du feu et versez l’eau de fleur d’oranger. Couvrez, et laissez refroidir completement. Retirez l’anis.

Ce sirop peut se preparer un jour en avance.

Coupez, pelez et nettoyer les oranges. Coupez des morceaux de 1 cm, et placez-les dans des bols. Versez le sirop par-dessus, et placez un peu de menthe pour servir.

C’est meilleur prepare la veille ou le matin du jour de consommation.

Dessert du Laos – ORANGES EN SIROP

Recommande par temps chaud, voici un dessert rafraichissant.

oranges en sirop

Ingredients

  • 4 oranges
  • 225 g de sucre
  • 375 ml tasses d’eau
  • 5 ml d’eau de rose

Preparation

Pelez et separez en quartiers les oranges, en enlevant les pepins, la peau et les morceaux blancs. Laissez les quartiers propres dans un recipient en verre, de cote.

Portez a ebullition l’eau et le sucre dans une petite poele, doucement, en melangeant de temps en temps. Laissez bouillir pendant 15 minutes, jusqu’a obtenir la consistance d’un sirop pas trop epais. Incorporez l’eau de rose. Versez sur les oranges, et faites refroidir au frigo.

Dessert du Laos – BANANES LAOTIENNES

Un dessert delicieux a base de morceaux de banane recouverts d’une riche creme parfumee, qui se sert chaud.

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Ingredients

  • 3 cuilleres a soupe de noix de coco fraiche rapee
  • 60 g de beurre non sale
  • 1 cuillere a soupe de gingembre rape
  • Le zeste d’une orange, rape
  • 6 bananes
  • 60 g de sucre
  • 4 cuilleres a soupe de jus de citron vert
  • 6 cuilleres a soupe de liqueur d’orange (optionnel)
  • 3 cuilleres a café de graines de sesame grillees
  • Des rondelles de citron vert et de la glace, pour servir

Preparation

Faites chauffer une poele, faites cuire la noix de coco en melangeant constamment pendant une minute, jusqu’à ce que le melange change de couleur. Retirez du feu et versez sur une assiette, laissez refroidir.

Faites fondre le beurre dans une poele. Ajoutez le gingembre et le zeste d’orange, et melangez.

Pelez et coupez les bananes dans le sens de la longueur, placez-les sur le mélange a base de beurre avec la face coupee vers le bas, et faites cuire pendant 1-2 minutes ou jusqu’à ce que la pate commence a devenir epaisse. Tournez les bananes pour les recouvrir de sauce.

Retirez les bananes de la poele pour les placer sur les plats de service chauffes, et gardez au chaud.

(optionnel) Refaites chauffer la poele et ajoutez la liqueur d’orange, en la remuant pour dissoudre les restes de la poele. Enflammez le melange, laissez mourir les flammes et versez sur les bananes.

Saupoudrez avec la noix de coco et les grains de sesame, et servez, avec eventuellement de la glace et/ou des rondelles de citron vert.

Dessert du Laos – TAPIOCA PUDDING

Un autre pudding delicieux et simple a realiser, pourquoi s’en priver ?

tapioca pudding

Ingredients

  • 1 tasse de tapioca
  • 1 cannette de lait de coco
  • ¾ tasse de sucre
  • ½ cuillere a cafe de sel

Methode

Dans une casserole, portez a ebullition 6 tasses d’eau. Ajoutez le tapioca et melangez consciencieusement. Faites bouillir, puis laissez fremir pendant 8 minutes, en remuant de temps en temps. Laissez reposer au moins 10 minutes, jusqu’à ce que le melange prenne. Rincez et egouttez bien. Dans la meme casserole, ajoutez le lait de coco, le sucre et le sel. Portez a ebullition a feu vif, ajoutez le tapioca et reportez a ebullition en remuant consciencieusement. Coupez le feu et laissez reposer pendant 30 minutes avant de servir, chaud ou a temperature ambiante.

Pic of the day 229 (2)

change of continent... December 20 2012 lasted 36 hours ! Thank god I was received by a hug and... This ! The end of the world shall be good

Changement de continent… Le 20 decembre 2012 aura dure 36 heures ! Dieu merci, j’ai ete recue avec des calins, la chaleur d’un foyer et… ceci ! Empanadas, de la glace maison et des alfajores ! La fin du monde sera douce

Pic of the day 229 (1)

20.12.2012 will be my longest day. A lot of sky, a lot of water... And the unpleasant feeling of being a potential illegal inmigrant / infection focus / terrorist / drug smuggler...

20.12.2012 sera mon jour le plus long. Beaucoup de ciel, beaucoup d’eau… Et la desagreble sensation d’etre une immigrante illegale / une source d’infection / une terroriste / une trafficante de drogues potentielle

ILES FIDJI – AUSTRALIE – ARGENTINE – CHILI Le jour le plus long : le 20 decembre 2012

Voici une date speciale : le 20 decembre 2012 (20/12/2012), et ce sera le jour le plus long de mon voyage car je traverse la ligne de changement de date, donc je vivrai cette journee 2 fois… C’est drole !

Je viens de dormir quelques heures a l’aeroport de Nadi (Fidji), j’ai mis mon reveil a 6h (mon vol est a 9h) pour enregistrer mon bagage vers Sydney, premiere etape du jour, et pour apres faire ma toilette et, surtout, petit-dejeuner… La queue est déjà longue quand j’arrive, beaucoup de gens ont dormi a l’aeroport je suppose. 20 minutes apres l’heure theorique d’ouverture de l’enregistrement, on nous annonce que notre vol est retarde pour un depart à… 16h ! Ce qui rend impossible ma correspondance !! Aaaargh ! Je sors de la file pour aller voir quelqu’un mais bien sur tout le monde s’affole, et on m’envoie au guichet 8, « operations ». La file est déjà longue ici aussi, patience, bien sur ca prend du temps puisqu’il faut qu’ils reglent les problemes de tout le monde…

J’attends mon tour pendant une heure, le monsieur va et vient avec mes papiers de voyage, m’emmene a un autre comptoir… bingo ! On me met dans le vol a Brisbane qui part de suite, avec une correspondance pour Sydney… OUF !

Une fois enregistree, je passe l’immigration (il n’y a plus de problemes, tiens…), et la securite, puis je vais aux toilettes mettre mes lentilles et faire une petite toilette rapide. J’achete mon magnet que je n’avais pas encor (ouf) et… j’embarque déjà. Quel timing ! On passe une derniere fouille supplementaire des bagages avant de monter dans l’avion, a pied. Bon, bye bye Fidji, je crois que je reviendrai quand je visiterai l’Australie !

Il y a un grand groupe de filles d’Europe du Nord qui ont du passer du temps ici car elles chantent… en fidjien !

Je suis a cote de 2 parents un peu ages avec 2 jeunes enfants, 1 fille de 5-6 ans plutôt sage et un petit garcon de 2 ans (je crois), terrible… Ils me cedent la fenetre pour etre chacun avec un enfant. Le petit est vraiment terrible, mais je prends vite mes ecouteurs pour regarder le film qui passe sur l’ecran general, « The Odd Life Of Timothy Green », un film emouvant sur un enfant qui vient du jardin pour 2 parents qui essayent d’en avoir un ou d’adopter, il prend chair pour etre leur enfant, celui qui realise tous leurs vœux, enfermes dans une petite boite enterree dans le jardin… C’est emouvant, ca me fait penser a ma grand-mere et a Kamia, je m’emeus toute seule sur mon fauteuil…

Vient ensuite un episode special Noel de Glee, beaucoup plus fun, avec la participation de Robbie Williams 🙂

On nous a servi un petit-dejeuner, et j’ai repris 2 fois du croissant au fromage car je mourrais de faim ! Je prends aussi un 2e cafe au lait et du jus d’orange en rab – je prends tout ce qu’on me sert.

Je suis perdue avec le changement d’heure en Australie par rapport aux Fidji, et j’ai l’impression que mon vol suivant vers Sydney, je n’arriverai jamais a temps – pourtant c’est le vol qu’on m’a assigne a Nadi, et nous sommes a l’heure. Je vais vor une personne de l’equipage pour la prevenir et apparemment il y a 3 heures de difference, donc ca ira, ouf ! Elle me propose tout de meme de m’assoir en 1ere file de la classe eco, la file 14, qui est vide, pour pouvoir sortir plus tot, et elle me donnera la priorite 🙂 Vraiment, je trouve depuis le debut que le personnel d’Air Pacific est genial (ils m’ont bien nourrie et surtout ils prennent au serieux ma correspondance).

Je m’installe en file 14 apres etre passee aux toilettes, je laisse la famille blonde en bataille derriere moi… Une fois confortablement installee a ma nouvelle place… on nous annonce un retard de 15 minutes. Argh !

J’ai une etiquette bagage qui me dit que Boo, mon sac a dos, est enregistree jusqu’à Sydney, mais la dame du guichet m’a bien dit oralement de recuperer mon sac pour l’emmener aux douanes… Si c’est le cas, ca va vraiment etre juste ! Et precisement, une minute apres l’annonce, la dame avec qui j’ai discute tout a l’heure me dit qu’elle a prevu quelqu’un pour m’accompagner pendant mon transit, et qu’elle m’attendra a la porte de l’avion… 🙂 Quel amour. Je me sens mieux…

On atterrit a Brisbane sous le soleil, sur la cote est de l’Australie.

On attend 15 minutes dans le ciel avant d’atterrir, don je suis déjà juste pour prendre ma correspondance. Mais mes espoirs s’evanouissent definitivement quand le personnel au sol de Brisbane fait des verifications approfondis de papiers (un probleme de date…) et passe le spray sanitaire dans les casiers au-dessus de nous. Voila, mes espoirs de prendre mon vol suivant s’envolent… Argh ! Ce trajet me desespere…

Il est bien 3 heures de moins qu’a Fidji. Quand enfin on nous laisse sortir, il manque 10 minutes pour que j’embarque… je cours quand meme, mais je dois recuperer mon bagage et le faire passer par la douane, et partir au terminal domestique…………….. Si personne ne m’accompagne pour me faire passer en priorite, je ne vois pas comment je vais y arriver. Au contrôle d’immigration, litteralement, la dame me dit que j’ai rate ma correspondance, et que j’ai plein de temps devant moi (!), donc que ce n’est pas la peine de courir (!!). Que mon passeport ne passe pas (oh, bien sur, j’avais oublie ca…), et que je dois attendre… Une autre dame qui prend mon passeport le verifie, me dit que « people loose their flights all the time, your behaviour is unusual » (car je suis stressee). Ah ben moi j’ai juste encore un vol a prendre pour traverse le Pacifique a quelques jours de Noel, mais si c’est normal alors… Elle me demande si c’est la 1e fois que je viens en Australie (elle a mon passeport sous le nez), et ne le tamponne pas… Ca commence a m’enerver cette histoire !! Donc comme je suis en transit, je n’existe pas ici, je n’y suis pas…

Une dame de Qantas me rejoint ENFIN (depuis la sortie de l’avion j’attendais de voir qui était la personne qui était censee m’aider), elle me dit que les bagages ne sont pas encore sortis, que je peux me relaxer. Relaxer ? Hum… Je lui dis que j’ai une autre correspondance, que ca va etre la 2e fois qu’on me re-route, et que j’ai du dormir 3 heures dans un aeroport, si pour elle c’est une raison pour se relaxer, tant mieux pour elle !

Je recupere mon bagage. Elle me fait passer par la file express du contrôle des douanes, d’abord on veut me faire attendre assise (non merci), puis on scanne mes affaires. Le monsieur me dit que je dois passer le contrôle, que j’ai rate ma correspondance et que j’ai plein de temps pour moi (visiblement, ils adorent ca ici). Donc il commence a vider mes sacs de tous les elements, un par un, et a passer 2 fois le detecteur de drogues… je suppose que la reputation des espagnols me precede… Le pire : il regarde (et je suppose que comme ils s’octroient tous les droits, il peut…) mes photos, et pas que 2 ou 3, mais plus de 100, dans mon appareil, « you know, this is the best way to know what people REALLY do »… je n’en crois pas mes yeux !! Il n’a qu’a lire mon journal aussi ?? Ca me revolte tellement ce genre d’attitude, c’est pour proteger son pays qu’il fait ca ? Je me sens nue, je n’ai rien a cacher mais que rien ne puisse plus etre personnel, ca me met hors de moi. Terroriste, focus infectieux, consommatrice de drogues, immigrante illegale, quoi d’autre peut-on craindre de moi ? C’est bien beau de faire un long voyage mais c’est dans des occasions comme celle-ci ou on voit que ce n’est pas cool pour tout le monde, en l’occurrence la frontiere du Commonwealth… « When was the last time you were home ? » « 7 months ago » « I see… ». I see quoi, imbecile ?!

Le seul truc qui me fera plaisir, c’est le laisser patauger pour refermer mon sac “bureau”, avec mes livres et mes cables. Petit moment de jouissance (« how did all that fit in ? »), mais il y arrive. Il m’escorte vers les guichets d’enregistrement des vols domestiques, ou je dois refaire une queue pour avoir un nouveau vol vers Sydney. Quelle odyssee !

Je dis a la dame que j’ai une correspondance a Sydney, que j’aimerais arriver le plus tot possible, quand je leur dis qu’elle est a 19h, « oh you’ve got plenty of time then ». Putain ! Je dois recuperer mon sac, changer de terminal, re-enregistrer, passer l’immigration et le contrôle securite, ca embeterait quelqu’un de prendre ca au serieux ??

Je suis sur le vol de 12h25, mon sac reste la, enregistre, et je prends le bus qui me transfere au terminal domestique. Je passe le contrôle securite, avec de nouveau, « aleatoire », un contrôle de detection de drogue et de poudre (armes), vraiment on ne nous aime pas de ce cote-ci du monde ! Voila, je suis dedans, je me pose devant ma porte d’embarquement vers Sydney assise a cote de 2 prises, pour mon ordinateur et ma batterie de telephone. J’ai 30 minutes de wifi gratuit ici, dont je profite a fond… Je decharge quelques petites choses sur le bureau de mon ordinateur, a lire pendant mes vols. Ca m’apaise un peu, ces 40 minutes de pause… On embarque un peu en retard dans un grand avion, un 767 ! Je vole enfin vers Sydney, ou il est une heure de plus… (quel bordel). On nous sert un dejeuner simple, une sorte de tortilla au poulet, et je reussis a me tacher les vetements pendant le repas… 😦 Le film sur l’ecran commun ne marche pas, mais bon, c’est un vol court…

On arrive a Sydney, je recupere encore mon sac, je sors, je suis au T2 je crois. Je demande ou je dois aller, c’est au T1, mais on ne peut y aller qu’en bus ou en train, et c’est payant – or je n’ai plus d’argent australien ! Je demande si on peut me transferer gratuitement puisque j’ai voyage avec Qantas, mais non… J’implore (j’aurais du arriver au bon terminal, le probleme ce sont les changements de vol…). Finalement, on va a un guichet des ventes, ou un monsieur me fait finalement un voucher pour un taxi vers le T1. Ouf !

Je vais en taxi, et au T1 l’enregistrement pour mon vol ouvre dans 40 minutes, je me branche un peu au courant, et je me mets a la file d’attente, 20 minutes avant l’ouverture des guichets… ce qui fait que je porte mes bagages pendant une heure – a Sydney, les chariots sont payants ! Enfin mon tour arrive, je n’ai pas de fenetre, il n’en reste plus… 😦 Moi qui me faisais un plaisir de passer la barriere de la date dans un fauteuil hublot. On me donne aussi ma carte d’embarquement pour demain vers Santiago du Chili, ma destination finale (j’arrive d’abord a Buenos Aires pour quelques heures… si vous arrivez a suivre vous meritez un prix !). Je demande si c’est un hublot, et on m’envoie au guichet « operations »… quelle amabilite ! Mon bagage est enregistre directement vers Santiago, et juste apres on me dit tranquillement qu’on egare beaucoup de bagages a Buenos Aires… !!

Au guichet « operations », on me dit qu’on ne peut pas changer mon billet pour Santiago, et je profite pour demander s’il y a un hublot dans le vol de ce soir… (non). Un monsieur, Julio, m’entend, et m’echange sa place contre la mienne 🙂 Super, voila, en changeant de continent les choses changent… Je vais changer mes dollars fidjiens mais on doit passer par le change en dollars australiens, ce qui signifie que je perds la moitie du montant ! Donc non 😦 (ce seraient 68$ pour moi et 50$ pour eux !). Je passe le contrôle securite et l’immigration de nouveau (on ne lit pas mon passeport mais ca fait moins de scandale).

Voila, je suis dedans !! Je me pose devant notre porte d’embarquement, et je me connecte a internet, ici oui, gratuit… Je peux publier quelques petites choses ! Et je profite des toilettes…

Je suis la derniere a embarquer pour charger mon ordinateur au maximum.

C’est un vieil A340 qui pue la pisse (!), sans ecran TV individuel, et quand le passager d’en face baisse son siege on n’a plus de place 😦 J’ai un voisin argentin qui habite a Sydney depuis 24 ans, il a travaille pour Qantas dans le passe, et c’est la seule raison pour laquelle il prend maintenant Aerolineas Argentinas pour aller voir son fils, qui ne veut pas habiter en Australie… Il est joyeux, et ca me remet de bonne humeur pour le voyage ! Il a enregistre des sapins et des renes de Noel (!), et parce que c’est Noel on ne lui a pas fait payer beaucoup de surpoids…

On nous sert un diner avec le coucher du soleil a droite (je suis a gauche de l’avion), ce n’est pas super mais bon… A la TV communeon passe un film hyper bizarre que je suis d’une oreille distraite. Je suis decidement tres decue par ce vieil avion !! Moi qui m’etais imaginee voir plein de film, faire ce long trajet confortablement… Apres le repas, je vais faire ma toilette et la, horreur, je ne trouve pas mes lunettes de vue… Et sans elles, je ne vois rien ! Horreur ! Moi qui voulais travailler pendant le vol… Quand je retourne a mon fauteuil, j’ecris courbee comme une vieille sur mon carnet. Mais pourquoi les ai-je perdues ? et comment ?? et ou ??? Ce n’est pas possible…

Et quand je demande quand on passera la ligne de changement de date, on me dit qu’on vient juste de la passer – mais sur l’ecran general, il y a Ice Age 4 😦 Moi qui voulais immortaliser ce moment avec mon appareil photo. Tres mal pour ce 1er passage de la ligne de date, bouououhououou 😦 Mais le gentil steward a qui j’ai demande l’info m’emmene un papier ou il a ecrit a la main les informations a l’heure du passage de la ligne de date (heure, altitude, etc…), que je garderai comme un tresor ! Ca me rechauffe un peu le cœur ces signes de gentillesse (il veut meme me preter ses lunettes, mais qui ne sont pas du tout a ma vue 🙂 Quelle gentillesse… Je m’endors a 9h35, heure de Buenos Aires, ou il est 10 heures de moins qu’a Sydney.

Je me reveille a 6h, heure de Buenos Aires, toujours en ce 20 decembre 2012. J’ai donc dormi plus de 6 heures… 🙂 Je remets mes lentilles pour y voir quelque chose, et je lis un peu sur mon ordinateur, je revise mes ecrits…

On nous sert un (petit) petit-dejeuner, et on reveille tout le monde. Le steward d’hier soir vient se renseigner sur mes lunettes et me donne ses coordonnees, au cas ou (il me trouve tres jeune !). Mon voisin me montre une video de sa maison et son quartier, pres de la plage, en face de l’aeroport…

On debarque a Buenos Aires avant l’heure prevue 🙂 Je suis desormais en « retard » par rapport a mes amis europeens, alors que j’etais toujours en avance horaire. On passe lentement le contrôle d’immigration (on prend notre photo et nos empreintes digitales). Par peur que mon sac s’egare, je reussis a le recuperer a la sortie des bagages, en demandant le service a un jeune homme (il devait rester la pour prendre le vol de demain matin). Au debut on m’avait dit que le recuperer pouvait representer 4 heures de recherches, s’il avait été intercepte et mis dans un container pour la nuit, j’ai eu de la chance ! Je sors, et Victorio (ou Cacho), un vieux monsieur souriant, m’attend avec un panneau a mon nom, c’est le « remis » (taxi) que les parents de ma tres bonne amie Caro de Barcelone, une argentine, m’envoient, car je passe les quelques heures de transit a Buenos Aires chez eux ! Il est 20h30, je me sens bienvenue. Je prends des sous au distributeur et on part pour Quilmes, la banlieue a 35 km de Buenos Aires ou habite la famille de Caro. Cacho m’explique tout ce que l’on voit pendant le parcours : l’avenue 9 de Julio, les autoroutes des annees 50, les grandes avenues qui entrent dans la capitale (nous on la contourne), les batiments en bord de route, rescapes de l’expropriation des annees 70 pour construire d’autres autoroutes (on devine d’anciennes cages d’escalier…), l’ancien port commercial, Puerto Madero, un nouveau quartier chic avec des bars sur l’eau et des maisons toutes neuves, les parcs… Une phrase qui revient souvent : « nous avons beaucoup de place »… Donc la ville s’etend en largeur, pas en hauteur – les batiments ont 2 etages maximum. Cacho est un ancien chauffeur de l’entreprise ou travaillait le père de Caro, il connait bien la ville et il est digne d’absolue confiance. On a environ une heure de trajet en voiture, on passe juste un petit accident d’un camion sur la route, mais sinon il n’y a pas de circulation dans notre sens. J’adore leur facon de parler, et c’est contagieux. On parle de la crise, qui les fait bien rire ici par rapport a ce que eux ont vecu il y a moins de 10 ans, « el Corralito ». On parle de corruption, Cacho a une phrase tres drole qui me fait sourire, « comme notre justice n’est pas tres independante, on ne saura jamais ce qu’il en était… ». Je vois les stations essence de Repsol, nationalisees / expropriees recemment, suivant les versions. Et les nombreux peages qui, hier, ont augment leurs prix, aux portes de Noel…

On arrive a Quilmes, le papa de Caro, Cesar, attend déjà a l’angle, dehors. Les 2 nouvelles chiennes, Negra et Anubis, que Caro n’a pas encore rencontrees, aboient tres fort face a l’inconnue que je suis – elles ont été adoptees recemment. Cesar m’offre le trajet aller-retour en « remis » vers l’aeroport, et on donne a Cacho RDV pour demain matin – a 4h30 !

On entre toutes mes affaires, et Liliana, la maman, et Cesar ont prevu des « empanadas » pour ce soir, ces galettes fourrees, pliees en 2 et frites 🙂 Humita (mais), fromage, porc et cerises, legumes… une foultitude de saveurs a gouter. Apres la malbouffe de la Nouvelle-Zelande et des Fidji, c’est un regal. Et surtout l’ambiance familiale, la chaleur d’un foyer (je les ai rencontres il y a 1 an ½ a Barcelone quand ils ont rendu visite a leur fille). Eux mangent moins car ils ont été en visite chez de la famille pendant l’apres-midi, mais moi je me regale. Ils ont aussi prevu en dessert 2 bonbons au chocolat et, surtout, un « alfajor » au chocolat, ces douceurs typiques d’ici, de la marque que eux preferent, Capitan del Espacio ! On ne les trouve pas facilement car c’est une petite entreprise qui les fait, avec une petite production, c’est delicieux.

Eux partent a Barcelone apres-demain, passer Noel, le reveillon et l’anniversaire de Caro fin janvier avec leur fille… J’ai droit a une tisane, aux aboiement s des chiennes dehors (elles ont a manger), ils m’expliquent qu’ils ont repris 2 chiennes apres le depart de la Rubia (elle s’est echappee) il y a 1 an et ½ et le deces de Fati il y a 4 mois, des pertes tres dures pour tous mais surtout pour Caro, parce qu’il sont été « visites » 2 ou 3 fois a la maison, et parce que la compagnie leur manquait. Caro est a Barcelone depuis plusieurs annees, et leur fils Federico vit en couple a la capitale. Ils disent aussi que cette maison ou ils habitent depuis toujours est trop grande desormais, sans les enfants, ils sont sur 2 etages. Une des salles d’en bas est remplie de cadeaux pour Caro, de ses amis et de la famille, pour Noel et son anniversaire en janvier ! C’est trop chou 🙂 Je rajoute une toute petite contribution : un coquillage de la plage de Waiheke (Auckland), qu’elle m’avait conseillee car elle aime beaucoup cet endroit.

Je commence la valse d’adaptation de mon vocabulaire aux specificites de l’espagnol d’ici : je bannis le verbe « coger » (prendre), pourtant si utile, je change piscine contre « pileta », lunettes contre « lentes », bagage contre « valija », et voiture contre « auto »…

Cesar est tres anti-chilien depuis la guerre des Malouines dans les annees 80 (les anglais operaient depuis le Chili), car il a été dans l’armee et il perdit des compagnons dans cette guerre, il est donc triste que demain j’y aille. Lui n’y va jamais, a part 1 ou 2 voyages en Argentine ou il a DU traverser de l’autre cote. Ce qui est sur, c’est qu’ils ont beaucoup voyage dans leur pays, et Caro, qui a été hotesse de l’air long-courrier pendant 11 ans, partout dans le monde.

Je recois un grand calin de Liliana, qui sait que je suis partie il y a plus de 7 mois de chez moi… Je dormirai dans la chambre de Caro, au 1er etage, je suis emue, c’est sa chambre de jeune fille. Ils me laissent leur ordinateur pour que je me connecte un peu avant de dormir, ou je lis un tres gentil email, et je monte me coucher…

Voila, bientôt le 21 decembre et une nouvelle destination, ce 20 decembre haut en couleurs a dure 36 heures depuis les Fidji et me voila dans un nouveau continent pour quelques mois, ou je recupere une langue familiere ! Si demain c’est la fin du monde, je serai dans un avion !

Je me reveille a 3h45 pour prendre une douche, et a 4h15, Cesar a déjà prepare des toasts et du cafe pour petit-dejeuner, quel amour. C’est vraiment genial ici… Je suis ravie de revenir les voir en janvier, quand je serai en voyage en Argentine, j’espere les voir apres leur retour de Barcelone !

Bien sur Cacho est parfaitement a l’heure, ce fut bref mais il est déjà l’heure de partir. On charge la voiture, on se donne de grandes embrassades et je pars vers l’aeroport, car souvenez-vous que je ne suis qu’en escale ici, ma destination finale c’est le Chili !

Pendant le trajet, de nouveau Cacho me montre ce qu’on peut voir du trajet : les grandes avenues, le port, les raffineries, helas le stade de Boca Juniors n’est pas eclaire a cette heure-ci, l’eglise de la Medalla Milagrosa, une eglise mormonne tres moderne (lui est tres devot a la Virgen de Lujan, la patronne d’ici). Il n’y a pas de trafic, ca roule, et le lever du soleil, a notre gauche, est superbe. Il me parle de ses 3 enfants et il a déjà 6 petits-enfants ! L’ainee aura 22 ans demain, le suivant en a 15 et la plus petite en a 4. Sa plus jeune fille habite avec lui, ils ont individualise 2 parties de la maison pour les 2 familles. Ca lui permet de rester dans la maison familiale, devenue trop grande pour lui depuis qu’il est veuf, depuis 15 ans. Il adore Buenos Aires meme s’il a beaucoup voyage en Amerique Latine. Il est retraite mais continue de faire quelques courses pour ses amis d’entreprise…

On arrive a l’aeroport en 50 minutes, je ne pars pas du terminal B mais du C, tout neuf (et avec du wifi gratuit !). On fait trop de queue car dans notre file il n’y a que 2 personnes qui enregistrent, et ils partent souvent faire des verifications ! Je laisse passer un couple allemand qui va a Ushuaia dans… 15 minutes !

Moi j’ai déjà ma carte d’embarquement et mon bagage porte une etiquette de trajet, donc ca va vite. L’immigration aussi est rapide, il y a moins de monde, le contrôle securite est efficace aussi, et je me pose a ma porte, telephone et ordinateur branches 🙂 Prete pour Santiago de Chile !

Dessert du Laos – GATEAU DE RIZ GLUANT AU LAIT DE COCO ET BANANE EN PAPILLOTTE

J’adore les desserts cuits a la vapeur dans des feuilles de bananier. Ce gâteau se déguste à température ambiante ou tiède, au petit-déjeuner ou a n’importe quelle heure de la journée en collation, rarement en « dessert » car il est trop nourrissants en fin de repas. Au Laos, lors de diverses fêtes, cérémonies populaires (la cérémonie de baci par exemple) ou religieuses, ces petits gâteaux de riz gluant enveloppés dans de feuilles de bananier sont également confectionnés et utilisés comme offrandes.

Sentir le parfum subtil de la feuille de bananier qui exhale du riz gluant, prendre une bouchée moelleuse de riz, tomber sur un bout de banane fondant, apprécier le savoureux mélange riche de noix de coco et la tendre douceur de la banane… Quel plaisir !

gatau de riz gluant et banane en papillotte

Préparation : La veille + jour J 30 minutes

Cuisson : 10 minutes + 1 heure à la vapeur

Ingrédients pour 10 pcs:

  • 250 g de riz gluant préalablement trempé dans l’eau froide pendant une nuit ou au minimum 5 à 6 heures
  • 2 bananes mûres
  • 400 ml de lait de coco
  • 100 g de sucre roux (ou de palme) + 1 cuillère à soupe de sucre roux ou cassonade
  • 1/2 cuillère à café de sel
  • Facultatif : 3 feuilles fraîches de pandanus coupées en tronçons de 3 cm de long. Sinon, remplacer par une gousse de vanille
  • 1 paquet de feuilles fraîches de bananier (dans les magasins d’alimentation asiatique). Sinon, utilisez du papier de cuisson (sulfurisé) pour faire des papillotes. Il n’y aura plus le parfum délicat des feuilles de bananier…
  • 20 cure-dents aux bouts pointus pour attacher. Ou du fil de cuisson si vous utilisez du papier sulfurisé

Préparation :

La veille : lavez et rincez plusieurs fois le riz gluant, jusqu’à ce que l’eau soit claire. Faites tremper le riz gluant dans un grand récipient, en veillant à bien laisser 5 cm d’eau au-dessus de la surface de riz. Le riz va gonfler durant la nuit (ou au moins 5 à 6 heures).

Jour J : Égouttez le riz gluant dans une passoire. Mettez de cote.

Pelez les bananes. Coupez-les en 3 parties dans le sens de la longueur, puis en deux dans le sens de la largeur, ce qui donnera 12 morceaux de banane. Réservez dans un grand bol, saupoudrez d’une cuillère à soupe de sucre roux et mélangez délicatement. Prélevez 2 morceaux de banane, écrasez-les finement à la fourchette.

Dans une casserole sur feu moyennement vif, chauffez le lait de coco, le sucre, le sel et les feuilles fraîches de pandanus coupées (ou une gousse fendue de vanille). Mélangez sans cesser de remuer pour faciliter la dissolution du sucre.

Enlevez les feuilles de pandanus (ou la gousse de vanille) avant d’ajouter le riz gluant au lait de coco et la portion de purée de banane. Baissez à feu moyen, mélangez sans cesse avec une cuillère en bois. Dès que le riz gluant commence à absorber le lait de coco, coupez le feu. Cela prend entre 7 et 10 minutes. Le riz doit rester humide. Laissez tiédir.

Chauffez l’eau de la marmite à vapeur.

Lavez, nettoyez puis essuyez les feuilles de bananier. Découpez 10 morceaux de 20 x 25 cm (cela devrait optimiser la largeur des feuilles).

Posez un morceau de feuille de bananier, face opaque vers soi. Déposez une grosse cuilleree de riz gluant au lait de coco, puis un morceau de banane, puis recouvrez d’une petite portion de riz. Enveloppez d’abord en réunissant les bords de la largeur, puis repliez délicatement les deux bouts pour refermer le petit gâteau rectangulaire. Attachez en piquant avec un cure-dent.

Déposez les gâteaux dans le panier à vapeur de la marmite (chaude), couvrez et laissez cuire à petits frémissements pendant 1 heure.

Après cuisson, sortez-les de la marmite à vapeur, laissez-les refroidir avant de déguster. On peut saupoudrer avec un peu de sucre roux ou de cassonade sur le gâteau déballé, pour ajouter un peu de croustillant ! Pour les conserver, on peut les recouvrir de film alimentaire et les garder au réfrigérateur pendant quelques jours.

 

Dessert du Laos – BANANA RICE PUDDING

Une recette simple et rapide de pudding a la banane.

BananaRicePudding

Ingredients

  • 1 1/2 tasses de riz brun (cuit)
  • 1 tasse de lait ecreme
  • 1 banane coupee en rondelles
  • 1 fruit en conserve en rondelles
  • ¼ tasse d’eau
  • 2 cuilleres a soupe de miel
  • 1 cuillere a café d’extrait de vanille
  • 1/2 cuillere a café de cannelle moulue
  • 1/2 cuillere a café de noix de muscade moulue

Methode

Dans une poele, melangez la banane avec le fruit en conserve, l’eau, le miel, la vanille, la cannelle et la noix de muscade. Portez a ebullition, baissez le feu et laissez mijoter pendant 10 minutes, ou jusqu’à ce que le melange soit doux sans etre de la puree. Ajoutez le riz et le lait, et melangez consciencieusement. Portez a ebullition et laissez encore fremir pendant 10 minutes. Servez chaud.